Lorsqu’un retard est intervenu dans la réalisation du calendrier de vaccinations indiqué, il n’est pas nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations imposant des injections répétées. Il suffit de reprendre ce programme au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en réalisant le nombre d’injections requis en fonction de l’âge.
LEGENDE DU TABLEAU
Les vaccins indiqués sur fond bleu soutenu existent sous forme combinée :
- diphtérie (titrage adulte), tétanos, polio ;
- diphtérie, tétanos, polio, coquelucheux acellulaire ;
- diphtérie (titrage adulte), tétanos, polio, coquelucheux acellulaire ;
- diphtérie, tétanos, polio, plus coquelucheux acellulaire, Hib ;
- diphtérie, tétanos, polio, plus coquelucheux acellulaire, Hib, Hépatite B.
Les vaccins indiqués en gras sont proposés à tous.
Les vaccins indiqués en italique ne sont proposés que pour des risques spécifiques.
Source BEH N° 31/32 - 24 juillet 2007
- RECOMMANDATIONS SANITAIRES POUR LES VOYAGEURS
HYGIÈNE ALIMENTAIRE
(prévention de la diarrhée des voyageurs, de l'hépatite A, de l'amibiase...)
- se laver souvent les mains, avant les repas et toute manipulation d'aliments, et après passage aux toilettes. En l'absence d'eau ou de savon on peut utiliser un gel ou une solution hydro-alcoolique.
- ne consommer que de l'eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi) ou rendue potable (filtre portatif et ébullition 5 minutes à gros bouillons, à défaut, un produit désinfectant à base de DCCNa, dichloroisocyanurate de sodium). Les glaçons et glaces doivent être évités. Le lait doit être pasteurisé ou bouilli.
- peler les fruits. Eviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés. Bien cuire les viandes et les poissons d'eau douce. Se renseigner localement sur les risques de toxicité des poissons de mer.
- BEH 26-27/2004
Recommandations sanitaires pour les
voyageurs (version 2004)
TROUSSE DE PHARMACIE
Il n'existe pas de trousse de pharmacie type. La composition de celle-ci est à adapter en fonction du voyage. On peut conseiller au minimum :
PROTECTION CONTRE LE PALUDISME
Répulsif contre les moustiques, antipaludique à usage préventif.
MÉDICAMENTS SYSTÉMIQUES
Antalgiques et antipyrétiques (le paracétamol se conserve mieux que l'acide acétylsalicylique à la chaleur), antidiarrhéique moteur ou sécrétoire, antiémétique si nécessaire (pour le mal des transports), sédatifs.
AUTRES PRODUITS
Collyre (conditionnement monodose), thermomètre incassable, épingles de sûreté, pince à épiler, crème solaire, crème pour les brûlures, pansements stériles et sutures adhésives, antiseptique, produit pour désinfection de l’eau de boisson, sachets de soupe déshydratée, bande de contention, set de matériel à usage unique (aiguille, seringue), préservatifs.
La trousse de pharmacie pour l’enfant doit comporter un minimum de médicaments (présentés sous leur forme pédiatrique) avec leur mode d’utilisation : antipyrétiques, antipaludiques, antiémétiques, collyre, antiseptique cutané, un thermomètre incassable, des pansements, une crème solaire, des sachets de réhydratation type OMS, des comprimés pour stériliser les biberons. Eviter les suppositoires.
Les médicaments doivent être emportés dans leur emballage et non pas en vrac (gain de place dans les bagages, mais une source possible d’erreurs).
Site à consulter
www.travelvacs.ca/fr/index.cfm

MAUX DE TETE ET MIGRAINES
Il existe plusieurs types de maux de tête ou céphalées : les migraines, les maux de tête musculaires (appelés céphalées de tension), les maux de tête d'origine cervicale, les maux de tête consécutifs à un traumatisme crânien et de nombreux autres types liés à certaines maladies spécifiques. Les maux de tête peuvent être épisodiques ou chroniques, affectant grandement, dans ce dernier cas, la qualité de vie du patient.
Conseils pratiques
Ne pas abuser des analgésiques. Il est tout à fait indiqué de prendre un ou deux comprimés d'aspirine de paracétamol ou d’ibuprofène pour soulager un mal de tête occasionnel. Cependant, il faut savoir que le recours continuel à ces médicaments ne soulage la douleur qu'en partie et pour une courte période. L'utilisation prolongée des analgésiques augmente la fréquence et, parfois, l'intensité des maux de tête. La présence quasi constante du médicament dans l'organisme crée une accoutumance, et chaque nouvelle dose devient de moins en moins efficace et agit moins longtemps. La diminution du taux d'analgésique dans le sang au cours du sommeil provoque au réveil une céphalée de rebond, qui sera calmée de façon temporaire par la prise d'une autre dose. Mais celle-ci n'aura pour conséquence que de faire réapparaître le mal de tête.
Éviter les décongestifs oraux. Même s'ils peuvent soulager la sinusite et le mal de tête qui l'accompagne, les décongestifs ne doivent pas être considérés comme des médicaments pour traiter le mal de tête. Ils contiennent de la pseudoéphédrine, un médicament qui aide à décongestionner, mais qui, parce qu'il fait contracter les vaisseaux sanguins, risque d'entraîner de l'hypertension artérielle à moyen terme. Parlez-en à votre pharmacien.
Attention aux aliments déclencheurs. Plusieurs aliments ou additifs alimentaires sont reconnus pour déclencher des migraines chez certaines personnes. Citons l'alcool, le vin rouge (à cause du tanin qu'il contient), la tyramine (dans les fromages forts ou vieillis, le poisson mariné ou fumé, le foie de poulet, les agrumes), le chocolat, les nitrites (dans la saucisse à hot-dog et les charcuteries), le glutamate monosodique (dans la cuisine chinoise), la caféine en excès (dans le café, le thé, le cola et le chocolat), les noix, les oignons et l'aspartame (dans les boissons diététiques). Notez les aliments que vous avez consommés dans les deux jours qui ont précédé la migraine. Ensuite, éliminez de votre régime les aliments suspects. Observez les effets de cette exclusion sur la fréquence et la durée de vos maux de tête. Vous pourrez alors réintégrer les aliments ou les écarter définitivement.
Consulter un médecin. Si vos maux de tête perturbent vos activités quotidiennes, consultez un médecin afin d'obtenir un diagnostic ainsi qu'un traitement approprié, car le mal de tête n'est pas un phénomène normal.

- DIARRHÉE ET GASTROENTÉRITE
Certaines personnes vont aux toilettes trois fois par jour, d'autres, trois fois par semaine. Le rythme est différent selon la "vitesse" de l'activité intestinale de chacun. On parle de diarrhée - qu'on appelle aussi gastroentérite - quand il y a augmentation de la fréquence et de la fluidité des selles. La gastroentérite n'est pas une maladie en soi. C'est un signe que l'intestin se débarrasse des bactéries, virus ou parasites qui l'ont infesté.
Gastroentérite aiguë
- d'ordinaire accompagnée de crampes abdominales et d'une sensation d'urgence ;
- parfois accompagnée de vomissements ;
- dure de trois à quatre jours et il n'y a généralement pas de déshydratation ;
- le danger de déshydratation est plus élevé au-delà d'une semaine, surtout chez les enfants de moins de trois ans et les adultes de plus de 60 ans ;
- en cas de déshydratation, il y a sécheresse de la bouche et diminution de la quantité d'urine, même si on boit autant ou plus que d'habitude.
Diarrhée chronique
- dure plus de trois semaines ;
- se traduit parfois par une perte de poids, de l'anémie (le teint devient très pâle).
Fausse diarrhée
- augmentation de la fréquence des selles, qui sont toutefois d'une consistance normale ;
- peut néanmoins s'accompagner de fortes crampes abdominales.
Diarrhée du voyageur ou " turista "
- dure de quatre à cinq jours et peut se produire au retour d'un voyage ;
- peut s'accompagner de crampes abdominales, de fièvre et de vomissements ;
- les gens les plus à risque sont ceux qui voyagent dans les pays en voie de développement, ceux qui font du camping, les enfants de moins de cinq ans et les jeunes adultes.
Conseils pratiques
Boire beaucoup. Même si vous n'avez pas soif ou si vous avez peur d'aggraver votre diarrhée, il faut remplacer tous les liquides perdus pour éviter de se déshydrater (très important pour les jeunes enfants): eau, bouillon de boeuf, jus, cola dégazéifié ou des solutions de réhydratation pour enfant. Les boissons sucrées destinées aux sportifs sont un bon choix, car elles fournissent des électrolytes et du sucre (qui aide les intestins à absorber les liquides).
Manger légèrement. Un peu de tout, sauf des produits laitiers et des fibres. Toutefois, si vous avez de fortes crampes abdominales ou si vous vomissez, il vaut mieux vous abstenir de manger. Seulement boire et se reposer. Lorsque vous irez mieux, recommencez à manger progressivement en choisissant des aliments faciles à digérer : soupes légères, bananes mûres, pain grillé. Préférez six petits repas à trois gros repas par jour.
Ne pas boire de lait, de café, de thé, d'alcool, de cola ni l'eau du robinet. Ils stimulent les intestins. Les boissons gazeuses claires n'améliorent pas non plus la situation, car elles ne contiennent pas d'électrolytes.
Ne pas manger de produits laitiers et de fibres. De même, les aliments qui contiennent des hydrates de carbone en grande quantité, comme le pain, le son et les pâtes sont à éviter, ainsi que le chou et les légumineuses.
Et le yogourt ? Les cultures actives du yogourt sont reconnues pour restaurer la flore intestinale. Mais, selon certains médecins, ce ne serait plus vrai à cause de la stérilisation qui tue les bactéries vivant dans les produits laitiers.
Attention aux antidiarrhéiques. Si vous croyez que votre diarrhée provient d'un aliment que vous avez absorbé et que vous faites de la fièvre, ne prenez pas d'antidiarrhéique, tel que le lopéramide, sans avoir consulté un médecin. Cela risque de ralentir l'élimination des bactéries et peu augmenter l'absorption des toxines par l'organisme.
Changer d'antiacide. Pour éviter la diarrhée liée aux brûlures d'estomac, prenez des antiacides contenant de l'hydroxyde d'aluminium, mais sans magnésium. Même s'ils sont moins efficaces, ils vous éviteront certains désagréments.
Éviter la contagion. Lorsque vous préparez les repas, veillez à vous laver soigneusement les mains. Les infections parasitaires se transmettent aussi par les mains. Ayez également vos propres savons et serviettes.

La constipation est un phénomène de blocage relatif des selles, habituellement au niveau du rectum ou du côlon sigmoïde (situé juste avant le rectum). Il s'ensuit fréquemment une accumulation de gaz en amont du bol fécal (selles prêtes à être évacuées) pouvant entraîner de la douleur.
Selon certains, il y a constipation lorsque les selles sont dures et difficiles à évacuer, que l'évacuation soit douloureuse ou non. Pour d'autres, il y a constipation si l'on ne va pas à la selle au moins deux fois par semaine. Mais en fait, la constipation est davantage une question de confort ou d'inconfort. Elle n'est pas vraiment héréditaire, mais on note une tendance familiale et elle survient plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes.
Les manifestations de la constipation sont les suivantes :
sensation d'inconfort abdominal (gaz, crampes ou ballonnements) ; dans certains cas, présence d'hémorroïdes et de sang dans les selles (dû aux hémorroïdes ou, très rarement, à un cancer du côlon).
Quelles sont les causes ?
Alimentation pauvre en fibres
Manque d'exercice physique
Stress (cause fréquente, qui peut altérer les contractions naturelles de l'intestin)
Changement de milieu
Mauvaises habitudes ou pudeur (on se retient d'aller à la selle)
Excès de fer dans l'alimentation
Prise de certains médicaments, notamment les médicaments utilisés en psychiatrie, ceux contre l'hypertension et certains analgésiques contenant de la codéine
Certaines maladies, dont les principales sont le syndrome de l'intestin irritable, le syndrome du côlon paresseux, c'est-à-dire un trouble de la motilité intestinale, le cancer du côlon, l'hypothyroïdie et le diabète.
Conseils pratiques
Ne pas rester sourd à " l'appel de la nature ". L'évacuation des selles est un réflexe conditionné, qui survient habituellement le matin, au lever. Chez certains, ce réflexe est déclenché par la première gorgée de café ou même par l'odeur du café matinal. Mais nombreux sont les gens pressés qui négligent de réagir. Même après avoir perdu ce réflexe, on peut néanmoins le retrouver. Chez les enfants, le problème est attribuable, dans la plupart des cas, au fait qu'ils se nourrissent mal et préfèrent s'amuser que de répondre à l'appel de la nature !
Bouger. Un minimum d'activité physique est nécessaire au fonctionnement de l'appareil digestif.
Consommer davantage de fibres et de liquides. Augmentez également la quantité de liquides en même temps que celle des fibres, sinon vous risquez d'aggraver la constipation.
Soigner l'alimentation des enfants. Veillez à ce qu'ils consomment suffisamment de fibres.
Vérifier ses médicaments. Certains médicaments, en particulier les antidépresseurs, pourraient être la cause de vos problèmes de constipation. Parlez-en à votre médecin.
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